Uncategorized

GUIDE DE DÉTECTION PRÉCOCE DES CANCERS DU SEIN ET DU COL DE L’UTÉRUS

CANCERS DU SEIN ET DU COL DE L’UTÉRUS

GUIDE DE DÉTECTION
PRÉCOCE DES CANCERS
DU SEIN ET DU COL DE L’UTÉRUS

 

Le diagnostic précoce consiste à diagnostiquer des signes précurseurs et symptômes du cancer afn de faciliter le diagnostic avant que le mal ne soit à un stade avancé, ce qui permet un traitement plus léger et plus effcace. Critères relatifs au cancer :
• Le cancer doit constituer un véritable problème de santé publique tant au niveau individuel (mortalité élevée) qu’au niveau communautaire (fréquence élevée);
• L’histoire naturelle du cancer recherché doit être connue;
• Le cancer doit rester pendant longtemps à un stade préclinique (longue période entre les signes précliniques et les signes de gravité).

I/-

1).Critères relatifs aux tests de dépistage :
Ces derniers doivent être :
• simples à administrer;
• sensibles et spécifques;
• sans danger pour la population, acceptables et peu onéreux;
• fables dans leurs résultats.
2).Critères relatifs aux moyens de diagnostic et de traitement :

Il faut que :
• les procédures de diagnostic et de traitement soient simples et effcaces;
• les services soient disponibles et équipés.

Les cancers du sein et du col utérin constituent un véritable problème de santé publique, ils sont les plus fréquents car ils représentent 5 cancers sur 10 chez la femme et environ un tiers des cancers chez l’homme et la femme; en plus ils sont diagnostiqués à des stades très tardifs alors que leur phase préclinique est assez longue particulièrement pour ce qui concerne le cancer du col utérin.

2. Cancer du sein
2.1. Epidémiologie et facteurs de risque.
Le cancer du sein est très fréquent, c’est le premier cancer féminin responsable d’une mortalité élevée à travers le monde. Malgré les progrès qui ont permis de mieux connaître les mécanismes de développement des cancers, les causes du cancer du sein ne sont actuellement pas connues. Néanmoins les études ont mis en évidence certains facteurs de risque qui favorisent un cancer du sein. Il y a différents types de facteurs de risque :
• l’âge compris entre 45 et 75 ans. Comme pour la plupart des maladies chroniques, le risque d’avoir un cancer du sein augmente avec l’âge.
• les facteurs familiaux ou génétiques : la présence de cas de cancer du sein dans la famille particulièrement du côté maternel (grand-mère, mère, tante ou soeur),
• les caractéristiques propres à l’individu : le risque hormonal (puberté précoce, ménopause tardive, âge tardif de la première grossesse…), la consommation exagérée d’alcool, la consommation de tabac etc.

2.2. Rappel anatomique
Le sein est un organe pair et globuleux situé en avant et en haut du thorax. Il est composé d’un tissu adipeux plus ou moins important et d’une glande mammaire constituée d’une vingtaine de lobules qui assurent la sécrétion du lait en période d’allaitement.Glande mammaire
A l’extrémité du sein, on trouve l’aréole qui est une surface pigmentée contenant des petits grains disséminés, centrée par le mamelon qui est une saillie dans laquelle s’ouvrent les canaux lactifères. Ces derniers acheminent le lait sécrété par les lobules galactophoriques.
Le sein est soutenu par la peau et par un ligament suspenseur. A sa partie inférieure on trouve le sillon sous-mammaire qui est formé d’un épaississement des travées du ligament suspenseur. La glande mammaire glisse en profondeur sur le muscle grand pectoral qui recouvre le thorax. Il est parcouru par une multitude de vaisseaux sanguins. Quant au drainage lymphatique, le sein est divisé en 4 cadrans, 2 externes et 2 internes. Les cadrans externes sont drainés vers l’artère thoracique externe, le creux axillaire et le ganglion sus claviculaire. Les cadrans internes sont drainés sous le sternum par le ganglion intra thoracique puis le relais sus claviculaire.

2.3. Symptomatologie clinique du cancer du sein :
Généralement, le cancer du sein n’est pas douloureux. La douleur peut exister chez 1 à 15% des cas.
Le signe révélateur le plus fréquent des cancers mammaires est dans 65 à 80% des cas représenté par la tumeur. La malignité est évoquée devant une tumeur dure, irrégulière et rétractile avec des adénopathies axillaires ou sus-claviculaires voire, des métastases à distance.
Le cancer du sein peut se manifester par des modifcations cutanées et aréolo-mamelonnaires. Il peut s’agir d’un oedème généralisé ou localisé d’un sein, d’une rougeur (aspect de peau d’orange), d’une ulcération, d’une rétraction cutanée ou mamelonnaire ou d’une lésion eczématiforme.
Dans d’autres situations, le cancer du sein peut se révéler par une adénopathie axillaire isolée, un écoulement mamelonnaire hématique unilatéral et unipore ou par un gros bras quand le stade du cancer du sein est très avancé.

 

 

2.4.Cytologie:
L’examen cytologique peut concerner le prélèvement par ponction ou d’un écoulement mammelonaire. Il peut confrmer le diagnostic de cancer du sein s’il y a présence de cellules malignes. Une cytologie suspecte ou négative ne permet pas d’écarter le diagnostic de cancer.
2.4.1. Examens anatomopathologiques :
Le matériel d’étude peut provenir de la microbiopsie à l’aiguille ou de la tumerectomie en vue d’un examen extemporané. L’examen anatomopathologique permet de confrmer le diagnostic, d’établir le grading histopronostique (SBR), de pratiquer le dosage des récepteurs hormonaux aux oestrogènes et à la progestérone ainsi que l’Hercept test.

2.4.2. Tests de dépistage du cancer du sein
Le dépistage du cancer du sein peut faire appel soit à l’examen clinique des seins soit à la mammographie. Ce dernier moyen nécessite des ressources humaines et matérielles qui ne sont pas toujours disponibles. De ce fait, beaucoup de pays, particulièrement les pays à revenus intermédiaires optent pour l’examen clinique des seins en raison de la disponibilité de ressources humaines qualifées et dont la fabilité a été démontrée.
2.4.3. Traitement
L’objectif du traitement est d’extirper la tumeur, de traiter la maladie générale et de prévenir les récidives locales ou locorégionales.
Quatre thérapeutiques sont possibles : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et l’hormonothérapie.

3. Le cancer du col utérin.

3.1. Epidémiologie et facteurs de risque.
C’est le 2ème cancer de la femme après le cancer du sein. Ce cancer est responsable de 250 000 décès par an dans les pays en voie de développement. Le Virus Papilloma Humain (HPV), particulièrement les oncogènes 16 et 18 sont en cause dans la genèse de ce cancer dans 60 à 70% des cas. Le contrôle et la prévention du cancer du col utérin est possible par un programme organisé de détection précoce et de vaccination anti- HPV chez les jeunes flles.
3.2. Rappel anatomique
Le col utérin se situe entre le vagin et le corps de l’utérus, de forme cylindrique ou conique, il mesure 3 à 4 cm de longueur sur 2,5 cm de diamètre. Il présente en son centre un conduit aux contours réguliers avec deux orifces, un orifce externe et l’autre interne c’est le canal endocervical. Il est constitué de deux parties l’exocol et l’endocol.


L’exocol est la portion du col qui s’étend à l’extérieur de l’orifce externe. C’est la partie aisément visible du col lors d’un examen visuel au spéculum.
L’endocol est la portion du col située à l’intérieur de l’orifce externe.

3.3. Rappel histologique et physiologique,
Au plan histologique, la paroi du col utérin est constituée de 3 tuniques : la tunique périphérique (adventice), la tunique moyenne fibromusculaire et enfin la tunique muqueuse, qui donne naissance à la grande majorité des cancers du col utérin. Cette muqueuse comprend 3 parties :
la zone exocervicale, la zone de jonction et la zone endocervicale.
La zone exocervicale du col, située du côté vaginal, est recouverte d’un épithélium pavimenteux
malpighien non kératinisé pluristratifié, à surface régulière. Cet épithélium est le siège d’un renouvellement permanent caractérisé, de la partie basale vers la superficie, par une prolifération,
une maturation et une desquamation. La maturation, qui a lieu sous l’influence des oestrogènes, se traduit par une diminution progressive du rapport nucléo-cytoplasmique et une augmentation
de la charge glycogénique raison pour laquelle il prend une couleur brun acajou ou noire après coloration avec le soluté de Lugol. Tandis qu’une maturation anormale ou altérée se traduit par une absence de production de glycogène. Après la ménopause, les cellules ne subissent pas de maturation au-delà de la couche parabasale, par conséquent, l’épithélium s’amincit et s’atrophie.
Par ailleurs, l’exocol peut être plus ou moins tapissé par l’épithélium cylindrique.
Le canal endocervical est recouvert d’un épithélium cylindrique glandulaire simple à cellules mucosecrétantes, de surface irrégulière, soulevé de multiples papilles et invaginations dans le
chorion. La rencontre entre ces deux épithéliums, appelée jonction pavimento-cylindrique (JPC), est particulièrement fragile. Théoriquement, elle se fait de façon brutale, avec passage
instantané du revêtement malpighien au revêtement cylindrique sous la forme d’une ligne étroite. Sa localisation par rapport à l’orifice externe varie au cours de la vie en fonction de facteurs tels que l’âge, le statut hormonal, la contraception orale et certaines conditions physiologiques telle que la grossesse. En effet, chez la jeune fille, la JPC est située au niveau de l’orifice cervical externe (JPC originelle), pendant la vie génitale, on observe une éversion
de l’épithélium cylindrique sur l’exocol donnant naissance à un ectropion. Cette zone va être soumise à des modifications et à des agressions aboutissant à la formation d’une région de
transition pouvant présenter des phénomènes métaplasiques à l’origine du remplacement physiologique de l’épithélium cylindrique éversé sur l’exocol par un épithélium pavimenteux
nouvellement formé. Cette zone, située entre l’épithélium malpighien mature et l’épithélium glandulaire, est appelée zone de transformation. C’est à ce niveau que vont naître la plupart des
néoplasies intra épithéliales cervicales. Ainsi, une nouvelle jonction pavimento-cylindrique se forme entre le nouvel épithélium pavimenteux métaplasique et l’épithélium cylindrique resté éversé sur l’exocol. Au cours de la péri ménopause et après le début de la ménopause, on note un déplacement plus rapide de la nouvelle jonction pavimento-cylindrique vers l’orifice externe et dans le canal endocervical, ce qui la rend souvent invisible lors d’un examen visuel.

La persistance de l’infection par un phénotype oncogène est nécessaire pour le développement du cancer du col de l’utérus. Il peut y avoir une période allant de 10 à 20 ans avant l’apparition
du cancer invasif. 

3.4.Histoire naturelle du cancer du col de l’utérus

3.5. Sémiologie du cancer du col de l’utérus :
3.5.1. Lésions intra-épithéliales
Il n’existe pas de symptômes spécifiques ou de caractéristiques cliniques particulières indiquant la présence d’une CIN. Étant donné le caractère infra-clinique de ces lésions, seul le dépistage
permet de les mettre en évidence. Le frottis cervico-vaginal, la détection de l’ADN viral (VPH) ou l’inspection visuelle du col utérin avec l’acide acétique (IVA) permettent le dépistage de ces lésions intra épithéliales. Leur diagnostic est orienté par un examen colposcopique.
3.5.2. Le cancer du col invasif
Le signe le plus fréquent est représenté par des métrorragies provoquées, parfois il s’agit de leucorrhées récidivantes et rebelles au traitement. Les douleurs pelviennes peuvent révéler un
envahissement loco-régional.
L’examen au speculum peut montrer une tumeur bourgeonnante de volume variable ou une ulcération à bords irréguliers. Cette tumeur saigne facilement au contact.
Le toucher vaginal, couplé au toucher rectal, permet de mettre en évidence l’existence d’un envahissement loco-régional.
La confirmation du diagnostic du cancer du col invasif repose sur la biopsie. L’anatomopathologie permet de déterminer le type histologique et le degré de différenciation.
Le bilan d’extension est nécessaire, il comprend une radiographie pulmonaire, une urographie intra veineuse, une imagerie par résonnance magnétique (IRM) ou à défaut d’IRM une tomodensitométrie.
Le cancer du col utérin obéit à la classification de la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique : Classification FIGO (Annexe 2).
3.6. Traitement :
3.6.1. Lésions intra épithéliales
Le traitement des lésions intra épithéliales fait appel soit à des méthodes destructrices telles
la cryothérapie, la destruction au Laser ou l’électrocoagulation soit à des méthodes d’exérèse notamment la résection à l’anse diathermique (RAD), la conisation au bistouri, l’amputation du col ou l’hystérectomie.
La surveillance des patientes traitées pour une lésion intra épithéliale est utile et nécessaire, elle doit permettre la détection des lésions résiduelles et récurrentes à partir desquelles un cancer
est susceptible de se développer. Ces lésions surviennent en général dans les premières années postopératoires.
3.6.2. Cancer invasif
Le traitement du cancer invasif fait appel à la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie.
La surveillance a pour but de rechercher les complications du traitement et les récidives locorégionales ou à distance.

 

Sonfack Dongmo Maxence

D'origine Camerounaise, né à Bonaberi-Douala âgé depuis 1997; SONFACK DONGMO MAXENCE que je suis jeune développeur résidant à douala vient avec son tout nouveau site MAX-SANTÉ.COM dans le but de mieux vous édifier sur la santé 200% naturel basé sur la recherché approfondi des vertus de l'aloe vera. En partenariat avec flpcameroun (forever living product ). https://shop.flpcameroon.com/store/boutique/les-plus-vendu Vous trouverez ici tous pour être au top tel que: santé-beauté-hygiène.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Voir Aussi
Fermer
Bouton retour en haut de la page