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L’ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRALE (AVC)

Mécanismes, facteurs de risque, symptômes évolution et prévention

Les mécanismes
Le cerveau est composé de deux hémisphères (un droit, un gauche) et chaque hémisphère est composé de quatre lobes sur sa face externe : le lobe frontal, le lobe temporal, le lobe pariétal et le lobe occipital(figure 1).

• Le lobe frontal (en vert) représente la partie la plus développée du cerveau humain. Il a un rôle dans de nombreuses fonctions cognitives élaborées (attention, planification, organisation, raisonnement). Il comprend également le cortex moteur primaire.
• Le lobe temporal (en jaune) comprend le cortex auditif primaire et a un rôle dans la mémoire (via les hippocampes), le traitement émotionnel (via l’amygdale) et le traitement du sens des mots.
• Le lobe pariétal (en bleu) comprend le cortex sensoriel primaire et des aires associatives. Il jou4e un rôle dans l’orientation spatiale et les gestes.
• Le lobe occipital (en rose) comprend le cortex visuel primaire et des aires associatives. Il joue un rôle dans la vision et dans la reconnaissance visuelle.

• À l’arrière se trouve le cervelet (en beige) qui a un rôle dans l’équilibre, la coordination, la synchronisation et la précision des mouvements.

La vascularisation du cerveau


Le cerveau est vascularisé par de nombreuses artères qui forment le polygone de Willis. Les deux artères vertébrales, situées en arrière du
cou, se rejoignent pour former le tronc basilaire (G) qui donne naissance aux artères cérébrales postérieures (F) (une pour l’hémisphère droit, une pour l’hémisphère gauche) et aux artères communicantes postérieures (E).
Ces dernières relient les artères cérébrales postérieures (une droite et une gauche) aux artères carotides internes (A) situées en avant du cou.

Les artères carotides internes (une droite et une gauche) donnent naissance aux artères cérébrales antérieures (B) vers l’avant (une droite et une gauche), reliées par l’artère communicante antérieure (C), ainsi qu’aux artères cérébrales moyennes (D) vers le haut, dans le prolongement des carotides internes (une droite et une gauche).

Ces artères irriguent différentes parties du cerveau à la fois sur la face externe et sur la face interne des hémisphères

L’artère cérébrale antérieure vascularise le lobe frontal
et le lobe pariétal sur sa face interne.
L’artère cérébrale moyenne vascularise une partie du lobe frontal ainsi que le lobe temporal et pariétal sur leurs faces latérales (en rouge).
L’artère cérébrale postérieure vascularise le lobe occipital et la face inférieure et interne du lobe temporal.

Les différents types d’AVC
L’AVC est une perturbation de l’irrigation du cerveau :
• soit du fait d’une artère bouchée par un caillot de sang qui va bloquer la circulation sanguine : c’est l’AVC ischémique,
• soit du fait de la rupture d’une artère qui va déclencher un hématome intra-cérébral ou autour de l’encéphale : c’est l’AVC hémorragique.
L’AVC ischémique Il se produit lorsqu’une artère se bouche, empêchant
ainsi une partie du cerveau d’être irriguée.
La localisation du « bouchon artériel » définit le type
de troubles : paralysie soudaine d’un ou de plusieurs membres et/ou de la face, troubles de la sensibilité, troubles visuels, vertiges, difficultés de langage ou
encore troubles de la déglutition. 85% des AVC sont d’origine ischémique. On distingue l’accident vasculaire ischémique transitoire (AIT), qui prend fin dans l’heure et ne laisse aucune séquelle, de l’accident constitué, dans lequel le déficit persiste.
L’AIT peut être le signal d’alarme d’un risque d’AVC constitué par la suite.

L’AVC hémorragique
L’AVC hémorragique se produit quand une artère se
rompt. Le sang se répand alors dans le cerveau, ce qui le comprime et le lèse. Le pronostic initial est moins bon que celui de l’AVC ischémique car le risque de coma, voire de décès, est plus important.
Cependant, la récupération du déficit peut être plusfavorable qu’après un AVC ischémique.

Les causes de l’AVC
L’AVC ischémique
Trois causes fréquentes peuvent boucher une artère cérébrale en rétrécissant son diamètre (on parle alors de sténose) :

• un caillot (ou thrombus) provenant d’une lésion de la paroi d’une plus grosse artère (carotide interne, artère vertébrale ou aorte). C’est le cas
d’environ 30% des AVC ischémiques.
• un caillot provenant du cœur. C’est ce qu’on appelle l’embolie cardiaque. Cela est favorisé par les troubles du rythme cardiaque (arythmie) ou par des maladies cardiaques (maladie des valves cardiaques, infarctus). C’est le cas d’environ 20% des AVC ischémiques.
• un caillot se formant au niveau d’une petite artèreb
à l’intérieur du cerveau (favorisé par le diabète et
l’hypertension) : maladies des petites artères.
C’est le cas d’environ 20% des AVC ischémiques.
Il existe des causes plus rares, notamment chez
l’adulte jeune comme la dissection des artères caro-
tides internes ou des artères vertébrales. Dans ce
cas, un hématome se forme suite à la déchirure de
la paroi de l’artère. Cela va rétrécir son diamètre et
donc diminuer l’irrigation du cerveau par cette artère.
Il existe aussi des anomalies héréditaires de la
coagulation qui favorisent la formation de caillots.
Néanmoins, environ 15% des AVC ischémiques restent
inexpliqués.

L’AVC hémorragique
On retrouve également trois causes principales :
• soit la rupture d’une malformation vasculaire
(anévrysme, malformation artério-veineuse,
angiome cérébral).
• soit une anomalie héréditaire de la coagulation.
• soit la prise de toxiques.

Les facteurs de risque
Les facteurs de risque d’AVC sont communs à toutes
les maladies vasculaires touchant d’autres organes
(cœur, reins, membres inférieurs).
Certains de ces facteurs sont dit « modifiables ». Ils
représentent ensemble 90% du risque global d’AVC.
• l’hypertension artérielle
• le stress et la dépression
• le diabète
• l’hypercholestérolémie
• le surpoids (notamment l’obésité abdominale)
• un régime alimentaire déséquilibré et la sédentarité
• la consommation de toxiques : tabac, alcool,
cannabis, cocaïne, etc
• la contraception orale
• les migraines
D’autres facteurs de risque ne sont pas modifiables :
• l’âge,
• le sexe (les hommes sont plus à risque),
• l’hérédité (il y a plus de risques si un membre
de votre famille au premier degré a subi un AVC
avant l’âge de 65 ans)
• un antécédent d’AVC (les personnes qui ont eu
un premier AVC peuvent avoir un nouvel AVC
dans les cinq années qui suivent).

L’hypertension artérielle
L’hypertension est définie par une
pression artérielle élevée supé-
rieure à 140/90 mm Hg. C’est le
1er facteur de risque d’un AVC (1/3
du risque global d’AVC). Le risque
d’AVC chez un adulte hypertendu est
presque 3 fois plus grand que chez un
adulte présentant une tension normale.
Le stress et la dépression
Le stress, comme la dépression, peuvent
être associés à pratiquement 5% du
risque global d’AVC.
Le diabète
C’est un facteur de risque important des
AVC ischémiques (environ 20% des
AVC). Le risque d’AVC chez un adulte
diabétique est 2 fois plus grand que
chez un adulte non diabétique.
Le cholestérol
Le risque d’AVC est multiplié
par 1,3 lorsqu’on présente une
augmentation du taux de choles-
térol ou des triglycérides.

La surcharge pondérale
La surcharge pondérale et notamment
l’obésité abdominale peut multi-
plier jusqu’à 3 fois le risque d’AVC,
d’autant qu’elle s’accompagne
souvent d’une hypertension arté-
rielle, d’une hypercholestérolémie
ou d’un diabète.
La sédentarité et un régime
alimentaire déséquilibré
L’absence d’activité physique
régulière et de mesure diété-
tique favorise la survenue
d’un AVC.
Le tabac
Le tabagisme est associé à 1 AVC
sur 5. Chez l’adulte fumeur, le
risque d’AVC est multiplié par 2
par rapport au non fumeur, et il
est d’autant plus grand que la
consommation est importante.
Le risque diminue en quelques
années après l’arrêt du tabac.

L’alcool
La consommation d’alcool,
au-delà de 2 verres par
jour, multiplie par 3 le
risque d’AVC.
Les drogues
Elles sont plus souvent impliquées dans l’AVC du
sujet jeune (avant 55 ans). Le cannabis, la cocaïne,
les amphétamines, le crack, etc sont des facteurs de
risque d’infarctus du myocarde et d’arythmie car ils
rétrécissent le diamètre des artères, transitoirement,
en plu sieurs endroits. L’infarctus du myocarde ou
l’AVC fait suite le plus souvent à une consommation
aiguë. Le risque est plus important dans les heures
qui suivent la prise.
Par exemple, le cannabis multiplie
par 4,8 le risque d’infarctus
du myocarde et par 2,3 le
risque d’AVC ischémique
dans l’heure qui suit la
prise. De la même façon,
la cocaïne multiplie par 7
le risque d’AVC dans les 24h
qui suivent la prise.

On trouve également de façon associée au risque
d’AVC mais de façon moins certaine :
La contraception orale
Chez la femme prenant un contra-
ceptif oral (de type oestroprogestatif),
surtout si la personne est fumeuse,
le risque d’AVC et d’infarctus du
myocarde est multiplié par 2.
Les migraines
Il semble que l’on retrouve souvent
des personnes migraineuses
parmi les victimes d’AVC ischém-
iques. Cela n’a, toutefois, pas été
prouvé scientifiquement.
Les migraines ne précèdent pas forcément la survenue
d’un AVC, bien que certains AVC hémorragiques
soient souvent précédés de maux de tête.
Pour l’AVC ischémique, l’ensemble de ces facteurs est
associé de façon significative au risque de survenue.
Pour l’AVC hémorragique, les facteurs significatifs
sont l’hypertension, le tabagisme, l’obésité abdominale,
le régime alimentaire déséquilibré et la consomma-
tion d’alcool.

Les symptômes
Ils sont variables selon la localisation et l’étendue de
la lésion. Mais ils surviennent généralement brutale-
ment, parfois pendant le sommeil, et leur intensité
peut être soit d’emblée forte, soit s’accroître progres-
sivement.
Les signes avant-coureurs
Une faiblesse musculaire ou une
paralysie touchant la main, le bras,
la jambe ou la face. Très souvent,
le bras et la jambe du même côté
sont atteints. Cela se traduit par une
impossibilité de se mettre debout,
une chute de sa hauteur ou encore
des objets lâchés par la main.
Une perte de la sensibilité (engourd-
issement, anesthésie, difficulté à
ressentir le contact, la douleur ou le
chaud/froid) d’une partie du corps.
Une difficulté à parler :
gêne pour articuler,
mot mal prononcés ou mal compris,
voire les deux ensemble, et une
difficulté à se faire comprendre par
ses interlocuteurs.

Un trouble de la vue : une
vision double ou la perte d’une
partie du champ visuel.
Des maux de tête
inhabituels sévères et soudains,
accompagnés éventuellement de
vertiges, de nausées et de vomisse-
ments.
Des troubles de l’équilibre, de
la coordination (maladresse d’une
main) ou une marche instable.
Près de 50% des patients ayant un AVC ont présenté
des signes d’alerte, parfois réversibles – comme pour
l’accident vasculaire ischémique transitoire (AIT) –
qu’ils ont négligés dans les 2 semaines précédentes.

Les symptômes post-AVC
Ils dépendent de la zone cérébrale atteinte lors de
l’AVC et de son étendue.
Les troubles moteurs
L’hémiplégie ou la paralysie peut être complète ou
partielle au début. Cette paralysie touche le bras et/
ou la jambe, qui peuvent être inertes et incapables
d’avoir une activité motrice.
Ce défaut de commande motrice se traduit par :
• des difficultés à sélectionner les bons muscles
pour le mouvement voulu, donc à orienter le
mouvement vers un but,
• des contractions musculaires simultanées qui
peuvent freiner voire empêcher les mouvements,
• la difficulté des muscles à s’allonger et s’étirer,
comme si le muscle était raide. On parle de
spasticité,
• l’association de mouvements incontrôlés, qui
parasitent le mouvement volontaire. On parle
alors de syncinésies.
Ces différents dysfonctionnements peuvent être source
de douleurs, en particulier avec la spasticité.

Les troubles sensitifs
Souvent le patient hémiplégique ne perçoit plus son
bras, sa jambe ou son visage normalement.
Les troubles sensitifs sont souvent multiples :
• anesthésie du tact : perte de la sensation du
« toucher » et du « contact » de la peau,
• anesthésie thermique : perte du sens de la
température (chaud et froid) au contact de la peau,
• anesthésie douloureuse : perte de la capacité
à ressentir la douleur,
• anesthésie proprioceptive : perte du sens de
position du corps dans l’espace.
Les troubles de la déglutition
Ils sont présents dans près de la moitié des AVC et,
dans 10% des cas, ils peuvent entraîner des complica-
tions (infection broncho-pulmonaire, détresse respira-
toire aiguë). De plus, ils entraînent des difficultés à
s’alimenter et à s’hydrater car les aliments, comme les
boissons, peuvent provoquer des « fausses routes » :
le contenu de la bouche passe dans les poumons, ce
qui déclenche une toux et éventuellement des infec-
tions respiratoires.

Les troubles de la sexualité et de la libido
Ils sont présents dans environ 60% des AVC et peuvent
persister dans 20% des cas.
Les douleurs
Les plus fréquentes et précoces se produisent pour
le membre supérieur paralysé du fait de la perte de
force des muscles de l’épaule. Elles peuvent aboutir
à un gonflement (on parle d’œdème) du membre
et une inflammation locale ainsi que des douleurs
neuropathiques. Ces douleurs peuvent survenir
dans la moitié du corps atteinte chez des patients
ayant des lésions des voies de la sensibilité. Elles
se caractérisent par des sensations de décharges
électriques, des fourmillements, des picotements,
des sensations de brûlures, de froid douloureux ou
encore d’élancements.

Les troubles cognitifs
Ils peuvent concerner l’orientation dans le temps
et l’espace, le langage, la mémoire, l’attention, les
fonctions exécutives (capacités à programmer des
actions), les gestes, etc.
Les troubles de l’humeur et du comportement
Ils sont très variables en fréquence et en intensité.
Ils peuvent se manifester sous forme d’une dépres-
sion, d’une labilité émotionnelle, d’une désinhibition,
d’une agressivité, d’une indifférence, ou de crises
d’angoisse.

L’évolution
Les premières heures de l’AVC sont déterminantes.
La prise en charge optimale d’un AVC nécessite que
tous les patients puissent accéder en 30 minutes à
une unité neurovasculaire spécialisée pour limiter
l’extension des lésions.
Même si les signes régressent spontanément, comme
cela peut être le cas, il est indispensable de réaliser
des examens afin de déterminer les causes de l’AVC
et d’éviter une récidive plus grave.
Traitements à la phase aiguë
Ils visent à éviter les complications de l’AVC, c’est-
à-dire l’aggravation des déficits neurologiques
(sensitifs, moteurs, etc), les infections (respira-
toires, urinaires, etc), les complications cardiaques,
l’épilepsie, l’alitement prolongé et la décompensation
d’une maladie préexistante.
Les facteurs de mauvais pronostic sont : la fièvre,
l’hyperglycémie, l’hypertension artérielle, le manque
d’oxygène, la déshydratation et les troubles de la
conscience.

Traitement de l’AVC ischémique
Il consiste à dissoudre le caillot par un médica-
ment fluidifiant le sang. C’est ce qu’on appelle la
thrombolyse. Ce traitement augmente de 30 % le
nombre de patients guéris ou ne présentant que des
séquelles minimes. Il doit être administré dans les
6 heures suivant l’apparition des premiers symptômes.
Cependant, du fait de ce délai, peu de patients en
bénéficie.
La thrombolyse comporte néanmoins un risque
d’hémorragie cérébrale (transformation secondaire-
ment hémorragique).
Traitement de l’AVC hémorragique
Il dépend de la cause de l’hématome, de sa locali-
sation et de sa taille. Lors de certains hématomes
intra-cérébraux, l’évacuation de l’hématome sera
nécessaire. Lors de la rupture d’un anévrysme artériel
ou d’une malformation artério-veineuse, le traitement
consistera soit à colmater la brèche faite dans la
paroi des vaisseaux en injectant un produit stoppant
le saignement, c’est ce qu’on appelle l’embolisation,
soit à mettre un clip chirurgical (sorte de petite agrafe)
pour refermer le sac formé par l’anévrysme.

Traitements à plus long terme
Ils visent à prévenir les récidives et à redonner une
autonomie maximale aux patients. Dans le cas des
AVC ischémiques, un traitement par des antiagré-
gants plaquettaires voire par des anticoagulants est
nécessaire.
Pour tous les AVC (ischémiques et hémorragiques),
un traitement antihypertenseur est souvent indispen-
sable. Dans tous les cas, il est nécessaire de contrôler
le maximum de facteurs de risque cardiovasculaire.
La rééducation est une étape essentielle et efficace
dans la prise en charge des complications de l’AVC.
Elle doit débuter le plus tôt possible, dès la première
semaine après l’AVC, et se poursuivre à distance, y
compris après le retour à domicile.
Après un AVC, il existe une certaine régression spon-
tanée des difficultés grâce à la capacité du cerveau
à se réorganiser : c’est ce qu’on appelle la plasticité.
Le degré de récupération est imprévisible mais débute
classiquement par une phase de progrès très rapides
qui dure de quelques jours à 3 mois après l’AVC puis
entre dans une phase de progrès plus lents.

La récupération après un AVC peut être longue et
certaines fonctions récupèrent plus rapidement que
d’autres.
Différents intervenants participent à la rééducation,
sur tous les aspects : locomoteur, cognitif, langage,
déglutition, troubles de l’humeur.
Ce sont :
• les kinésithérapeutes,
• les ergothérapeutes,
• les orthophonistes,
• les psychomotriciens,
• les psychologues cliniciens,
• les neuropsychologues.
Au départ, les rééducateurs se concentrent sur les
fonctions les plus basiques, essentielles à l’autonomie
quotidienne (tenir assis ou debout, marcher, parler,
manger, etc). Lorsque l’autonomie pour les activités
de la vie quotidienne est acquise, selon les progrès
de chacun, la rééducation sera progressivement
orientée sur des fonctions plus spécifiques. Parfois, les progrès peuvent être freinés par l’existence
d’une spasticité qui limite des mouvements volontaires
et provoque des douleurs. Selon les situations, des
traitements existent et peuvent être proposés : les
injections intramusculaires de toxine botulique et des
médicaments oraux.
Dans tous les cas, la rééducation vise à augmenter
la récupération fonctionnelle des activités et des
fonctions du patient pour permettre une sortie vers le
lieu de vie dans les meilleures conditions possibles.

La prévention
Elle repose avant tout sur le dépistage et le traite-
ment des facteurs de risque cardio-vasculaire. Elle
est dite « primaire » lorsqu’elle est faite avant l’AVC
et « secondaire » lorsqu’elle est pratiquée après la
survenue de l’AVC.
La prévention primaire
• Le facteur de risque le plus déterminant est
le niveau de pression artérielle ou tension
artérielle. Elle doit être inférieure à 140/90 mm
Hg et même 130/80 mm Hg en cas de diabète
associé. Elle doit être mesurée au repos, allongé,
aux deux bras et à deux reprises. Réduire sa
consommation de sel et avoir une activité physique
permettent de réguler la tension artérielle.
• Le tabac devra être arrêté, à l’aide de traitements
substitutifs de la nicotine si besoin. Arrêter le tabac
permet, en effet, de diminuer considérablement
le risque d’AVC au cours des deux prochaines
années. Après 5 ans de sevrage, le risque de
présenter un AVC est équivalent à celui d’une
personne n’ayant jamais fumé.

• Le diabète doit être contrôlé et bénéficier d’un
traitement et/ou d’un régime alimentaire adaptés.
Un suivi par un diabétologue est indispensable
pour bien prendre en charge cette maladie
chronique.
• L’excès de cholestérol peut être contrôlé et
bénéficier d’un traitement par des statines. Il
faut vérifier le taux de cholestérol sanguin selon
les indications de son médecin et prendre ses
traitements selon la prescription. Réduire sa
consommation de graisses (charcuterie, beurre,
etc) aide également à maîtriser le taux de
cholestérol.
• La consommation d’alcool doit être arrêtée ou
du moins limitée à 1 verre par jour.
• Les toxiques (cannabis, héroïne, cocaïne, etc)
doivent être stoppés.
• La surcharge pondérale pourra être diminuée
grâce à un régime alimentaire et la pratique d’une
activité physique adaptés.

• La sédentarité est un facteur de vieillissement
prématuré des artères, une activité physique
quotidienne (au moins 30 minutes de marche
par jour) est un facteur de protection cardio-
vasculaire.

La prévention secondaire
Même après la survenue d’un AVC, il importe de
continuer à contrôler et à traiter les facteurs de risque
vasculaire (comme dans la prévention primaire).
• Il faut rechercher et traiter les dysfonctionnements
cardiaques pouvant être à l’origine d’un AVC.
La découverte éventuelle d’un infarctus du
myocarde ou d’un trouble du rythme cardiaque
nécessite ra un traitement.
• Les traitements chirurgicaux des rétrécissements
(sténose) des artères ou des malformations
vasculaires permettent également de diminuer
le risque de récidive d’un AVC.

Sonfack Dongmo Maxence

D'origine Camerounaise, né à Bonaberi-Douala âgé depuis 1997; SONFACK DONGMO MAXENCE que je suis jeune développeur résidant à douala vient avec son tout nouveau site MAX-SANTÉ.COM dans le but de mieux vous édifier sur la santé 200% naturel basé sur la recherché approfondi des vertus de l'aloe vera. En partenariat avec flpcameroun (forever living product ). https://shop.flpcameroon.com/store/boutique/les-plus-vendu Vous trouverez ici tous pour être au top tel que: santé-beauté-hygiène.

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