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BON A SAVOIR SUR LES CONTRACEPTIFS

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PARTIE II
LES METHODES DE CONTRACEPTION

1- DEFINITION DE LA CONTRACEPTION
L’organisation mondiale de la santé définit la contraception par l’utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou d’éviter une grossesse.
Quatre critères fondamentaux doivent régir la contraception : l’innocuité,
l’efficacité, la réversibilité et l’acceptabilité. [6]
L’efficacité des méthodes contraceptives est mesurée par l’Indice de Pearl (IP), qui correspond au nombre de grossesses non voulues pour 100 femmes après 12mois d’utilisation :
IP= Nombre de grossesses non voulues x 1200
Nombres de mois d’exposition à la grossesse
Exemple : un indice de 1% veut dire qu’en moyenne, pour 100 femmes qui utilisent de façon adéquate une méthode de contraception donnée pendant 12mois, une femme devient quand même enceinte. Donc une méthode contraceptive présentant un indice de Pearl élevé n’est pas si efficace.

 

2- LES METHODES CONTRACEPTIVES NON
MEDICAMENTEUSES

2-1 LES METHODES NATURELLES
Les méthodes naturelles regroupent les différentes méthodes ayant pour objectif la régulation des naissances sans avoir recours à un médicament ou à un dispositif médical. Elles ont en commun de n’avoir aucune contre-indication.

2-1-1 Retrait ou coït interrompu.

 Définition
C’est l’une des méthodes les plus anciennes. Pendant le coït, l’homme se
retire du vagin avant éjaculation. Ainsi, le sperme n’est pas en contact avec le
vagin, et aucun spermatozoïde ne peut parvenir jusqu’à l’ovule.
Efficacité
C’est une méthode peu efficace, qui nécessite une maîtrise parfaite de
l’éjaculation. L’indice de Pearl est supérieur à 20% années femmes.
Avantages
Le coït interrompu n’a aucune incidence sur l’allaitement s’il est utilisé correctement et il est utilisable en toutes circonstances comme méthode
principale ou comme méthode de secours.
En outre, il ne coûte rien et ne fait appel à aucun produit chimique. En matière de santé, il n’y a aucun risque directement associé à cette méthode. Cependant, les hommes et les femmes qui présentent un risque élevé d’IST/infection à VIH doivent utiliser un préservatif lors de chaque rapport sexuel.

Inconvénients
Cette méthode a une efficacité relative : L’indice de Pearl est supérieur à 20 % années femmes. Elle exige un important contrôle de soi de la part de l’homme. Elle présente un risque élevé à cause de la présence possible de spermatozoïdes dans les sécrétions pré-éjaculatoires et donc risque de grossesse.

2-1-2 l’abstinence périodique
2-1-2-1 Méthode Ogino Knaus

Définition
Appelée aussi méthode du calendrier ou méthode du rythme, cette
méthode a été mise au point simultanément par un Japonais, Ogino, et un Autrichien, Knaus, aux alentours de 1930. Cette méthode a pour objet de prévoir très approximativement la période féconde à partir de calculs statistiques.
La méthode Ogino Knaus se base sur trois principales données :
 Il existe une seule ovulation par cycle, cette ovulation se produit entre le 12ème et 16ème jour du cycle menstruel, c’est-à-dire en moyenne le 14ème jour précédent les menstruations suivantes. La phase lutéale dans un cycle normal, aurait toujours la même durée.
 La survie des spermatozoïdes serait de trois jours, donc trois jours avant l’ovulation un rapport sexuel peut être fécond
 L’ovule mourrait dans les 48h suivant son expulsion; les 2 jours qui suivent l’ovulation seraient donc possiblement fertiles.
Au total, dans un cycle de 28 jours avec ovulation au quatorzième, et en ajoutant un jour, par sécurité, au début et à la fin de la période, la fertilité existe du dixième au dix-septième jour du cycle.

Efficacité
Les échecs sont nombreux, connus sous le nom de « bébés Ogino »,
surtout chez les femmes ayant des cycles irréguliers. L’OMS donne pour l’efficacité théorique un indice de Pearl de 9% années femmes.
Avantages
Cette méthode présente une innocuité totale, elle ne fait intervenir ni moyens mécaniques ni moyens chimiques.
Inconvénients
 Nécessité de se référer à une longue période (étude de 12 cycles aumoins) : Chez une femme ayant des cycles irréguliers, la période fertile calculée devient extrêmement longue ce qui rend difficile l’application de la méthode.
 Ne peut être utilisée après un accouchement ou un avortement.
 Sans valeur chez la femme allaitante.

2-1-2-2 Méthode des températures [9, 10]

 Définition
La méthode des températures est basée sur l’auto-observation par la femme de la variation de sa température corporelle basale au cours de son cycle menstruel. La température est prise le matin au réveil, avant le lever, avant toute activité ou prise d’aliment.
En première partie de cycle sous l’influence des oestrogènes, avant l’ovulation, la température est en dessous de 37°C. En deuxième partie du cycle (phase progestative) la température s’élève au dessus de 37°C sous l’influence de la progestérone sécrétée par le corps jaune.

Le couple est considéré comme fertile du premier jour des règles jusqu’au troisième matin de suite de température haute et stable, d’où il doit s’abstenir de rapport sexuels non protégés pendant cette période.
La courbe thermique ne permet pas de prédire ni de situer l’ovulation mais le décalage de température et sa stabilisation à un niveau haut affirme qu’elle a bien eu lieu. C’est la plus ancienne des méthodes d’auto-observation. En raison de la longue période d’abstinence qu’elle impose, cette méthode est rarement utilisée seule, très souvent combinée avec la méthode Ogino Knauss.
Efficacité
Pratiquée de manière stricte en cas de cycles réguliers, l’efficacité de la méthode est assez bonne, avec un indice de Pearl : 2 à 3%.
Inconvénients
Cette méthode exige une motivation journalière et constante, ainsi la température est sensible à divers facteurs tels que l’état de santé général, la maladie, le stress et la consommation de l’alcool.
2-1-2-3 Méthode de la glaire cervicale (Billings) [7,8]
 Définition
C’est une méthode fondée par John et Evelyn Billings, basée sur
l’utilisation de la glaire cervicale pour déterminer les phases fertiles et infertiles du cycle. Grâce à l’observation de la glaire cervicale sécrétée par le col de l’utérus, la femme peut facilement identifier sa période fertile. La glaire cervicale varie tous les jours selon l’état hormonal et donne, par sa sensation à la vulve et son aspect, un reflet exact de la fertilité.

Efficacité
L’OMS donne un indice de Pearl de 3% en ce qui concerne l’utilisation parfaite.
Avantages
Méthode pratique et simple
Inconvénients
La femme doit s’observer plusieurs fois par jour, tous les jours.
2-1-2-4 Méthode sympto-thermique
La méthode sympto-thermique combine deux techniques ou davantage, telles que :

 La modification de la glaire cervicale,
 La courbe thermique,
 L’observation des symptômes associés à l’ovulation (douleurs, tension mammaire, saignement).
Le couple utilise l’observation de la glaire pour déterminer l’entrée en phase fertile et celle de la température pour confirmer que l’ovulation a bien eu lieu et donc la sortie de la phase fertile. L’abstinence doit commencer lorsque la première méthode, généralement celle du calendrier ou de la glaire cervicale,
détermine le premier jour de la phase fertile, et se terminer lorsqu’une seconde technique, généralement celle de la courbe thermique identifie le dernier jour de la phase fertile.
L’OMS donne un indice de Pearl de 2% quant à l’efficacité théorique.

2-1-3 Méthode de l’allaitement maternel et d’aménorrhée

Définition
La méthode de l’allaitement maternel et d’aménorrhée (MAMA) est
l’utilisation consciente de l’allaitement comme méthode contraceptive par une femme en aménorrhée pendant une période de six mois (voire plus) après l’accouchement.
Une femme est naturellement protégée contre la grossesse quand son enfant tire du sein au moins 85% de son alimentation.
Mécanisme d’action
La tétée d’un bébé stimule le mamelon, ce qui donne un signal à
l’hypothalamus qui libère ensuite l’hormone prolactine qui stimule la production de lait. A son tour, la prolactine stimule la glande mammaire et diminue le taux des hormones lutéinisantes qui influencent le cycle menstruel traduisant ainsi l’arrêt de l’ovulation. Ce processus est entretenu par la fréquence et la durée des tétées.
Les pratiques qui favorisent l’allaitement sont les mêmes que celles qui retardent le retour de la fertilité de la mère et espacent donc les naissances.
Efficacité
C’est une méthode efficace à condition que la femme soit en aménorrhée, qu’elle allaite exclusivement ou quasi exclusivement (délai d’au maximum quatre heures entre les tétées) et que l’on se trouve dans les six mois suivant l’accouchement.

2-1-4 Autres applications
 Algorithme des deux jours (Two Day method)
L’algorithme des deux jours (ou méthode des deux jours) est une nouvelle méthode de planification familiale reposant sur la connaissance de la fécondité.
Les femmes doivent noter chaque jour la présence ou bien l’absence de sécrétions cervicales pour déterminer leur éventuelle fécondité.  Remarquons qu’une femme ayant des sécrétions continues ne pourra pas utiliser cette méthode.

L’ordinateur contraceptif.
L’ordinateur contraceptif, est une méthode de contraception d’un type tout nouveau. Il indique la date de début de la période fécondable et la date de l’ovulation.
L’ordinateur contraceptif est une petite boîte qui fonctionne sur piles, grande comme un étui à lunettes. Il est programmé avec les périodes fécondables de la « Femme moyenne », mais il s’adapte peu à peu aux périodes individuelles de l’utilisatrice. Il faut ouvrir l’ordinateur tous les jours, en commençant le premier jour des règles, et il émet alors un signal lumineux rouge, vert ou jaune. Le feu vert signifie que, lors de rapports non protégés, le risque de grossesse est minimal, le feu rouge que le risque est maximal. Si le signal est jaune, l’ordinateur a besoin de plus d’informations pour passer au vert ou au rouge après quelques minutes. Ces informations consistent à introduire une bandelette
de test trempée dans l’urine du matin.
Cette méthode repose sur les niveaux hormonaux du corps enregistrés pendant le cycle menstruel. On mesure la quantité d’oestrogène (sécrété par les ovaires) et l’hormone de l’ovulation LH dans l’urine.
L’ordinateur tient ainsi compte de toute la période fécondable, aussi bien de la période de survie des spermatozoïdes que de la période fécondable de l’ovule.
Utilisé correctement, l’ordinateur contraceptif donne une sécurité de 94 %, c’est-à-dire que 6 femmes sur 100 sont enceintes au bout d’un an.
L’ordinateur contraceptif ne convient qu’aux femmes entre 20 et 45 ans,qui ont des règles régulières et un cycle menstruel de 23 à 35 jours.

2-2 LES METHODES DE STERILISATION
2-2-1 Introduction
La stérilisation est une méthode limitant de manière efficace la
procréation. Cette méthode de contraception a été conçue pour être définitive ce qui impose de rappeler la nécessité d’une réflexion du couple et du médecin en ce qui concerne la contraception avant de partager cette décision.
2-2-2 Stérilisation féminine
Introduction
La stérilisation tubaire est une méthode de contrôle des naissances très utilisée puisqu’elle concerne 19 millions de couples. 700 000 stérilisations sont réalisées tous les ans aux États-Unis et entre 30 à 75 000 en France . Dans notre pays, selon l’enquête sur la Population et la Santé Familiale menée par le ministère de la santé en 2003-2004 sur 8 783 femmes mariées et en âge de reproduction, la stérilisation féminine concerne 2,7 % de l’ensemble.
Il est recommandé de n’envisager cette méthode chez les femmes jeunes ou nullipares qu’avec la plus grande réserve et la plus grande précaution ainsi d’évoquer de manière systématique avec la femme qui envisage cette méthode le risque de regret potentiel et d’explorer avec elle ses motivations et son désir d’avoir des enfants.
Techniques opératoires
II existe une grande variété de méthodes :
Par laparotomie : effectuée soit par ligature tubaire simple, section tubaire, ou parfois les deux (ligature-section tubaire). Les ligatures-sections tubaires englobent le fait de réaliser un noeud sur chaque trompe, de la sectionner et pour certaines techniques, de retirer une portion de trompe.

 Par coelioscopie : on pince fortement chaque trompe grâce à un anneau ou
clip, cette stérilisation mécanique des trompes peut être associée ou non à
une section de la trompe.
 Par voie hystéroscopique : Ce dispositif est placé par voie
hystéroscopique dans les trompes et va induire, par le biais d’une réponse inflammatoire, une fibrose de la lumière tubaire .Il s’agit d’une alternative intéressante à la stérilisation tubaire par voie coelioscopique avec un taux de satisfaction des patientes très important.
Dans les pays développés, la stérilisation est généralement réalisée par coelioscopie plutôt que par laparotomie. Dans les pays en voie de développement, où les ressources ne sont pas suffisantes pour un équipement sophistiqué de coelioscopie, la laparotomie est l’approche la plus utilisée.

3-CONTRACEPTION ORALE
Les contraceptifs oraux (CO) ont été lancés en 1960. Ils ont depuis subi de nombreuses modifications pour en améliorer le rapport efficacité/tolérance et ont été adoptés par des millions de femmes dans le monde.
3-1 LES PILULES OESTROPROGESTATIVES
3-1-1 composition 
Les pilules oestroprogestatives contiennent un oestrogène et un progestatif à des doses proches de celles des oestrogènes et de la progesterone naturelles sécrétées par les ovaires.
 Oestrogène
L’ethinylestradiol est le seul type d’oestrogène utilisé dans les pilules combinées oestroprogestatives actuellement prescrites, afin d’éviter sa dégradation xhépatique lors de l’administration par voie orale, un radical éthinyl en 17α a été
ajouté sur la molécule d’oestradiol.
Progestatifs
Les progestatifs utilisés en contraception sont essentiellement dérivés de la 19-nortestostérone et classés en progestatifs de 1ère, 2ème et 3ème génération :
• les progestatifs de 1ère génération sont les dérivés de la nortestostérone (dérivés estranes), qui se transforment pour être actifs en noréthistérone ;
• les dérivés de 2ème génération incluent le norgestrel et le lévonorgestrel ;
• enfin les progestatifs de 3ème génération comprennent les dérivés du lévonorgestrel : le désogestrel ou son dérivé actif, l’étonogestrel, le gestodène, le norgestimate et son dérivé actif, le norelgestromine. Ces derniers ont été développés pour lier plus spécifiquement le récepteur de la progestérone et non les autres récepteurs des stéroïdes, en particulier celui des androgènes.

3-1-2 Classification des pilules oestroprogestatives : 
Les pilules oestroprogestatives restent la méthode de contrôle de
naissances la plus répandue et la plus efficace. Plusieurs types sont disponibles et sont classés selon la composition en œstrogène et en progestatif de la pilule.

 

3-1-2-1 Méthode

Cette méthode est la plus utilisée. Elle comporte l’administration
simultanée de l’oestrogène et du progestatif pendant vingt et un ou vingt-quatre jours, suivie d’un arrêt ou de la prise de combinés inactifs (placebo) pendant sept ou quatre jours respectivement.
Il en existe deux grands types avec de nombreuses variantes :
 Pilules normodosées : Elles comportent 50µg d’éthinylestradiol.
 Pilules minidosées : Elles sont moins dosées en œstrogène (moins de 50µg d’éthinylestradiol). on distingue :
 Les monophasiques : les doses d’éthinylestradiol et de progestatif ne varient pas pendant le cycle.
 Les biphasiques : l’oestrogène et le progestatif sont administrés en deux phases avec dosages plus élevés de l’un ou des deux composants en deuxième phase.
 Les triphasiques : comportent trois paliers de dosage de
l’éthinylestradiol accompagnés d’une augmentation progressive des
doses de progestatif.

3-2 LES PILULES PROGESTATIVES
La contraception progestative existe depuis plus de 40 ans. Elle est
considérée plus souvent comme une contraception de deuxième intention, en alternative à la contraception estroprogestative.
La contraception par progestatif s’adresse aux femmes qui ont besoin d’un moyen de contraception exempt d’oestrogènes, ou ayant plus de 35 ans et qui fument, à celles qui présentent des migraines, qui allaitent ou qui présentent une endométriose et à celles qui ont des effets indésirables importants liés à la
contraception oestroprogestative combinée.
Bien que la pratique ait réservé son usage en 2
ème
intention, la contraception
progestative est à classer, de même que les oestroprogestatifs, au rang des méthodes efficaces dans leur emploi courant et très efficaces en utilisation
optimale.
Les contraceptifs ne contenant qu’un progestatif peuvent être offerts sous forme de solution injectable, de comprimé oral ou d’implant.
3-2-1 Les pilules microprogestatives
La micro-pilule est essentiellement conseillée en cas de contre indications vasculaires et métaboliques aux oestroprogestatifs car elle n’a aucun retentissement sur ces métabolismes. Aucune surveillance biologique n’est dans ces conditions nécessaire. Le post-partum, l’hypercholestérolémie, le diabète…

sont autant d’indications potentielles.
 Mécanisme d’action
Les micoprogestatives ou micro-pilules sont très faiblement dosées en progestatifs. Leur mode d’action repose principalement sur la transformation de la glaire cervicale.
L’inhibition gonadotrope et les possibles modifications de l’endomètre sont inconstantes. Le pic ovulatoire peut être supprimé mais la sécrétion basale des
gonadotrophines persiste, permettant un développement folliculaire.

4- CONTRACEPTION INJECTABLE
Selon les Bulletins techniques de santé globale de 2006, l’utilisation des contraceptifs injectables a considérablement augmenté. Dans le monde, de 1995 à 2005, le nombre de femmes mariées utilisatrices de contraceptifs injectables a presque triplé, passant de quelque 12 millions à plus de 32 millions. D’ici 2015, selon les estimations, le nombre d’utilisatrices passerait à près de 40 millions. Aujourd’hui, les contraceptifs injectables se trouvent parmi les méthodes de contraception les plus prises dans de nombreux pays, notamment en Haïti, Indonésie, Kenya, Malawi et Afrique du Sud.
4-1 La contraception injectable progestative
Il s’agit d’une méthode de contraception utilisée essentiellement dans les pays en voie de développement. Elle consiste en une injection intramusculaire faite entre le 1er et le 5ème jour du cycle :
• d’une solution de 150 mg d’acétate de médroxyprogestérone (tous les 90 jours ;
• de 200 mg d’énanthate de noréthistérone (Noristérat®) tous les 60 jours.

4-1-1 Mécanisme d’actionL’injection du produit dans un muscle provoque une augmentation rapidedu taux de progestérone dans le sang. Cette concentration sanguine demeure suffisante pour exercer un effet contraceptif pendant 3 mois.
Il agit principalement en inhibant la sécrétion des gonadotrophines
hypophysaires, prévenant ainsi l’ovulation. Il accroît également la viscosité de la glaire cervicale et produit une atrophie endométriale.

4-1-2 Efficacité
Les contraceptifs injectables sont efficaces à 99% (indice de Pearl : 0,3%) lorsque la femme reçoit la première injection au cours des sept premiers jours de son cycle menstruel, les injections doivent être administrées régulièrement à
toutes les 11 à 13 semaines.
4-1-3 Contre Efficacité
Le taux de grossesse à 12 mois pour une utilisation parfaite (correcte et
systématique) du préservatif féminin est de 5 % (3 % pour le préservatif
masculin). Pour une utilisation typique le préservatif féminin n’est toutefois pas
aussi efficace que le préservatif masculin : 20 % contre 14 % pour le préservatif
masculin [51, 56]. Il est important de souligner que le préservatif féminin n’a
pas été conçu en vue de pouvoir être utilisé conjointement avec un préservatif
masculin ; en effet, les deux préservatifs pourraient alors adhérer l’un à l’autre
et être retirés ou déplacés.
 Contre indications [55]
 Anomalies de l’anatomie vaginale qui nuisent à l’ajustement satisfaisant ou à une mise en place stable du condom,
 Incapacité d’apprendre la technique d’insertion appropriée.  indications
 Insuffisance hépatique ; hépatite ou antécédents récents d’hépatite ;
 Cancer du sein et de l’endomètre ;
 Obésité ; diabète ;
 hypertension artérielle ;
 Maladies thromboemboliques, artérielles et veineuses ;
 Ménométrorragies non explorées ; fibrome utérin ;
 Grossesse ou suspicion de grossesse.
4-1-4 Effets indésirables
Les effets indésirables associés à l’utilisation de cette contraception sont :
 Les saignements intercurrents et troubles menstruels dont l’incidence
est fréquente en début de traitement (au moins un tiers des femmes). Puis,
l’aménorrhée survient dans la moitié des cas au bout de 1 an de
traitement, et chez près des deux tiers des femmes à 2 ans [39]. Une
substitution en oestrogènes est souvent proposée en pratique [42]. Elle se
justifie essentiellement en cas d’hypoestrogénie objectivée cliniquement
ou par des dosages d’oestradiol. Cette hypoestrogénie fait craindre une
diminution délétère à long terme de la masse osseuse, en particulier chez
les jeunes filles, mise en évidence dans certaines études [43] ;
 La prise de poids chez environ 70 % des femmes, en général jusqu’à 2 kg
[39] ;

 Céphalées, dépression et diminution de la libido également rapportées.
Elles s’associent parfois à d’autres signes d’hypoestrogénie (sécheresse
vaginale) et peuvent justifier une substitution oestrogénique pour
améliorer l’acceptabilité de la méthode.
Le retour à un cycle menstruel normal et ovulatoire est différé après l’arrêt du
traitement en raison de la décroissance lente des concentrations plasmatiques du
progestatif. Une grossesse est envisageable entre 9 et 12 mois après l’arrêt du
DMPA [39].
Ces effets indésirables ainsi que le retour différé à une fertilité normale sont
souvent sources de mauvaise acceptabilité et d’arrêt de la méthode (plus de
50 % à 1 an) [44] d’ou une meilleure information pourrait améliorer
l’acceptabilité de la méthode.
4-1-5 Avantages [45, 46]
Le recours aux progestatifs injectables offre de nombreux avantages qui ne sont
pas liés à la contraception. En effet, on observe :
 Une aménorrhée fréquente,
 Une baisse significative de la dysménorrhée et de l’anémie,
 Une baisse du risque de cancer de l’endomètre de 80%,
 Une réduction des signes liés à l’endométriose et au syndrome
prémenstruel, une réduction possible du risque d’infection pelvienne.
4-2 La contraception injectable oestroprogestative
Il s’agit d’une contraception injectable mensuelle contenant 25 mg
d’acétate de médroxyprogestérone (MPA) et 5 mg de cypionate d’oestradiol,
efficace
et sûre, dont les effets secondaires et le profil de tolérance sont similaires aux oestroprogestatifs minidosés classiques. L’avantage est celui d’une injection  mensuelle unique.[20]
Commercialisée sous le nom de Lunelle®, cette spécialité n’est pas encore disponible au Maroc. L’acceptabilité et le degré de satisfaction de cette méthode contraceptive semblent très importants.
5-CONTRACEPTION BARRIERE
Les méthodes de contraception dites de barrière font appel à une barrière mécanique ou chimique afin d’entraver la pénétration des spermatozoïdes dans les voies génitales supérieures de la femme. Certaines de ces méthodes
)condoms, spermicides, éponges) ne nécessitent pas la consultation d’un médecin avant d’être utilisées et sont vastement disponibles. Par contre, d’autres thodes de barrière (diaphragme, cape cervicale) nécessitent, quant à elles, une
consultation initiale à des fins d’ajustement du dispositif en question. Chacune de ces méthodes offrent une protection variable contre les grossesses non
prévues et les infections sexuellement transmissibles (IST).
5-1 PRSERVATIFS
5-1-1 Préservatifs masculins
 Description
Le préservatif (capote ou condom) a été conçu pour être porté sur le pénis en érection pendant les rapports sexuels, afin d’empêcher le sperme de se répandre
dans le vagin et d’éviter les infections sexuellement transmissibles (IST). Lepréservatif masculin est une gaine cylindrique, mince, flexible, fermée à une extrémité, d’une épaisseur minimum de 50 à 80 microns. La partie fermée peut être symétriquement arrondie épousant la forme du gland ou bien comporter un
réservoir plus étroit destiné à recueillir le sperme au moment de l’éjaculation. La
partie ouverte doit être terminée par un fin bourrelet, ce qui rend son maniement plus aisé. Les préservatifs sont roulés sur eux-mêmes et introduits dans des
emballages individuels dans lesquels ils sont scellés de façon étanche.

Actuellement, on distingue les préservatifs en latex et les préservatifs en
matériaux autres que le latex :
 Préservatifs en latex : Le condom de latex est la méthode de contraception
dite de barrière la plus populaire [48]. Le latex peut être opaque, transparent
ou coloré. La surface du latex peut être lisse ou finement striée. L’arôme du
préservatif peut être parfumé et les préservatifs peuvent être lubrifiés ou
non.
 Préservatifs en matériaux autres que le latex : Ils conservent leur intégrité
structurelle plus longtemps ce qui permet de les entreposer pendant un délai
plus long, dans des conditions très diverses. Ils peuvent être utilisés avec
différents types de lubrifiants et constituer une option pour les individus qui
sont allergiques ou présentent une sensibilité particulière au latex.
 Préservatifs en Polyuréthane
Il est possible que ces nouveaux condoms présentent de meilleures propriétés
physiques que celles des condoms de latex; Ils permettent un échange thermique
accru, ce qui permet de rehausser la sensibilité. Ils résistent mieux à la
détérioration. Contrairement aux condoms de latex, les condoms de polyuréthane sont compatibles avec les lubrifiants à base d’huile. Ils peuvent
être utilisés par les personnes qui sont sensibles ou allergiques au latex [49, 50].
 Efficacité
Les préservatifs sont très efficaces lorsqu’ils sont utilisés correctement et de
façon systématique. L’indice de Pearl varie selon une utilisation parfaite ou
typique : Le pourcentage de femmes connaissant une grossesse accidentelle au
cours de la première année d’utilisation de condoms est estimé à 3 %, selon une
utilisation parfaite, alors que le taux d’échec des condoms est d’environ 14 %
selon une utilisation typique. [51, 52]
 Contre-indications
L’allergie ou la sensibilité au latex constitue la seule contre- indication à
l’utilisation de condoms de latex. [53]
 Avantages et inconvénients
Le Tableau ci-dessous résume les avantages et les inconvénients du préservatif
masculin.

5-1-2 Préservatifs féminins
 Description
Le préservatif féminin est une gaine de polyuréthane souple à ajustement ample
qui recouvre le vagin en entier, ce qui prévient tout contact entre le pénis et le
vagin (diamètre 7,8 cm et longueur 17 cm). Le préservatif féminin comporte
deux anneaux flexibles ; l’un d’eux est fixé à la gaine, l’autre non. L’anneau
externe est fixé à l’extrémité ouverte du condom, laquelle se trouve à l’extérieur
du vagin et offre une certaine protection pour le périnée. L’anneau libre repose à
l’extrémité fermée de la gaine ; il permet l’insertion et le maintien en place de
celle-ci dans le vagin. L’intérieur de la gaine est enduit d’un lubrifiant à base de
silicone. Il faut placer le préservatif féminin avant chaque coït et le retirer immédiatement à la fin, en comprimant et en tordant l’anneau externe afin de
s’assurer que le sperme demeure à l’intérieur de la gaine. [55]

 Efficacité
Le taux de grossesse à 12 mois pour une utilisation parfaite (correcte et
systématique) du préservatif féminin est de 5 % (3 % pour le préservatif
masculin). Pour une utilisation typique le préservatif féminin n’est toutefois pas
aussi efficace que le préservatif masculin : 20 % contre 14 % pour le préservatif
masculin [51, 56]. Il est important de souligner que le préservatif féminin n’a
pas été conçu en vue de pouvoir être utilisé conjointement avec un préservatif
masculin ; en effet, les deux préservatifs pourraient alors adhérer l’un à l’autre
et être retirés ou déplacés.
 Contre indications [55]
 Anomalies de l’anatomie vaginale qui nuisent à l’ajustement satisfaisant ou à
une mise en place stable du condom,
 Incapacité d’apprendre la technique d’insertion appropriée.

Sonfack Dongmo Maxence

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