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Les cancers de l’appareil génital féminin

Ce quil faut faire...

Les cancers de l’appareil génital féminin
(col et corps de l’utérus, ovaires)

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Le dysfonctionnement de l’organisme dépend de la qualité  de l’entretien. Bien mangé c’est bien grandir. Tout passe par une alimentation saine, variée et contrôlé. Voici tout en gros une liste des 10 aliments aident à  prévenir toute forme de concert.

Vous découvrirez dans cette article tout pour votre bien être et votre santé.

Lisez l’article dans son ensemble et dites moi en commentaire si vous avez trouvez satisfaction ou pas…Sans plus tarder,  nous allons entrer dans le vive du sujet.

1
Les cancers de l’appareil génital féminin.
Qu’appelle-t-on
appareil génital ?
Un certain nombre d’organes sont réunis sous le terme général d’appareil génital :
• la vulve et le vagin,

La vulve désigne l’ensemble des organes génitaux externes de la femme. Divisée en deux par une fente médiane, ou fente vulvaire, elle comprend les grandes lèvres et les petites lèvres (ou lèvres intimes), qui protègent l’entrée du vagin, ainsi que le clitoris, l’organe érectile féminin, et son capuchon.

Figure1: schéma d’une vulve

Le vagin est l’organe de la copulation chez la femme. C’est un conduit musculo-muco-membraneux impair et médian qui fait partie de l’appareil de reproduction féminin. Le vagin est situé entre la cavité pelvienne (le petit bassin) et le périnée, entre la vessie et l’urètre en avant et le rectum en arrière.figure2: schéma d’un vagin

• l’utérus qui est un muscle creux, à parois épaisses. Il est divisé en deux parties :
• une partie basse, située au fond du vagin : c’est le col de l’utérus que l’on peut aisément examiner grâce au spéculum lors d’un examen gynécologique ;
• une partie plus haute : c’est le corps de l’utérus,

• l’utérus qui est un muscle creux, à parois épaisses. Il est divisé en deux parties :
• une partie basse, située au fond du vagin : c’est le col de l’utérus que l’on peut aisément examiner grâce au spéculum lors d’un examen gynécologique ;
• une partie plus haute : c’est le corps de l’utérus Il est situé dans le pelvis entre la vessie et le rectum au-dessus du vagin. C’est un organe impair, c’est-à-dire unique. L’utérus a une forme de cône à sommet inférieur qui s’engage de manière plus ou moins importante dans le vagin au niveau du fornix. La cavité utérine est profonde de 7 cm en moyenne.

organe à forte musculature qui augmente de volume de façon considérable pendant la grossesse puisque c’est dans l’utérus que l’embryon puis le fœtus vont se développer. Il se prolonge, de chaque côté, à sa partie supérieure, par les trompes et les ovaires.
• les ovaires qui sont deux glandes profondément situées dans la cavité pelvienne. L’ovaire a deux fonctions : sécréter les hormones et «pondre»
l’ovule qui sera acheminé dans l’utérus par l’intermédiaire des trompes.

2
Quels sont les cancers de
l’appareil génital féminin ?

Le symptôme principal est le saignement en dehors des règles, en particulier après les rapports sexuels. D’autres symptômes peuvent également apparaître, comme les douleurs pendent les rapports, les douleurs au ventre ou des symptômes urinaires si la maladie est avancée et touche la vessie.

Les tumeurs sont relativement rares au niveau de la vulve, du vagin et de la trompe ; par contre, elles sont assez fréquentes sur :
> le col utérin (3.068 nouveaux cas et 1.067 décès en
France, en 2005) ;
> le corps utérin (5.774 nouveaux cas et 1 800 décès) ;
> les ovaires (4.375 nouveaux cas et 3.180 décès).

Le cancer du col de l’utérus.
Il existe essentiellement deux types de cancer du col utérin :
• les «carcinomes épidermoïdes» naissant sur la partie externe du col (ou exocol) ; ce sont les plus fréquents
(85 % des cas) ;
• les «adenocarcinome adénocarcinomes» naissant sur la face interne du col (ou endocol) ; 15 % des cas. Ils sont en augmentation et plus difficiles à repérer.
Le cancer du col de l’utérus est l’un de ceux pour lesquels il y a eu les plus grandes avancées au cours
des 20 dernières années.
On constate en effet :
1. qu’un test de dépistage existe, simple, non douloureux, efficace : le frottis cervico-utérin ;

2. Es ce que ce test permet également de reconnaître les états précurseurs du cancer du col utérin : ces
maladies, appelées dysplasies* (ou lésions intraépithéliales de bas grade ou de haut grade), précèdent le plus souvent le cancer de 10 ans ou de 15 ans. Leur traitement permet d’éviter leur transformation en cancer invasif du col utérin.
3
Ainsi en France, comme dans de nombreux autres pays européens, on enregistre depuis plus de 20 ans,
grâce aux frottis cervico-utérins de dépistage, une importante diminution de la fréquence de ce cancer.
A PARTIR DE QUEL ÂGE
ET À QUEL RYTHME
FAIRE UN FROTTIS ?

Compte tenu de l’âge habituel du début de la vie sexuelle, il est recommandé de commencer à faire les frottis vers 20/25 ans.
> Si les frottis réalisés au cours de la vie ont
tous été négatifs, ils ne sont plus nécessaires après 65 ans.
> Les 2 premiers frottis doivent être pratiqués à un an d’intervalle, puis, s’ils sont négatifs, tous les 3 ans tant que le frottis est normal.
> Si le frottis présente des anomalies, il faut demander l’avis d’un médecin.
> En cas de symptômes anormaux (infection, pertes anormales, hémorragie) qui attirent l’attention, il faut consulter un médecin, même si le dernier frottis est négatif. H. P. V. et cancer du col utérin.
Le cancer du col de l’utérus est initié par la présence persistante de certains virus dans les cellules du col utérin. Ces virus sont de la famille des Human Papilloma Virus (H.P.V.). Le virus est nécessaire (mais non suffisant) à la transformation maligne : on le retrouve dans 99 % des cancers du col.
L’infection génitale par HPV est une maladie sexuellement transmissible extrêmement fréquente que l’on contracte essentiellement dès le début de la vie sexuelle, parfois même par simple contact de peau à peau. A l’âge de 20 ans, 20 à 50 % des femmes ont
été contaminées. Certains facteurs favorisent cette contamination par le HPV comme la précocité des rapports sexuels et la multiplicité des partenaires.
Il existe de nombreux types de virus HPV (identifiés par un numéro). Certains provoquent chez la femme des lésions bénignes, verruqueuses appelées condylomes* ; d’autres peuvent provoquer des lésions précancéreuses puis ultérieurement cancéreuses. De ce
fait, ces virus sont dits oncogènes*. Les plus fréquents sont les virus HPV 16 et 18 que l’on retrouve dans 75 % des cas de cancers du col de l’utérus en France.
L’infection virale à HPV s’élimine spontanément en deux ans, dans 90 % des cas chez la femme jeune, sans avoir donné de signes particuliers. Le problème se pose lorsque l’organisme n’élimine pas les virus HPV oncogènes ; les lésions précancéreuses se développent dans ce contexte d’infection virale persistante puis, si rien n’est fait, un cancer apparaît 15 à 20 ans après le début de l’infection.
Certains facteurs favorisent l’aggravation des lésions :
> le tabagisme : c’est un facteur de risque à part entière, les fumeuses ayant un risque 2,4 fois plus important ;
> un déficit immunitaire (traitement immunosuppresseur, sida).
Jusqu’à ce jour, seul le dépistage chez les femmes suivies par frottis cervico-utérin a permis d’éviter
l’évolution vers le cancer du col de l’utérus.
Aujourd’hui, une nouvelle stratégie peut être associée : la vaccination anti-HPV.
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Vaccin anti-HPV et cancer du col utérin.
Grâce à la reconnaissance du rôle des virus HPV dans le développement des lésions précancéreuses et cancéreuses du col utérin, deux vaccins contre les virus oncogènes les plus répandus dans le monde (HPV 16 et 18) ont été mis au point. Ils ont prouvé leur efficacité pour prévenir ces lésions. Le vaccin n’agit pas
sur les lésions constituées, mais empêche le virus de pénétrer dans les cellules du col. Il doit donc être
administré avant l’infection, c’est-à-dire avant la pénétration du virus dans les cellules. C’est pourquoi la vaccination anti-HPV doit être administrée avant
le début de la vie sexuelle.
En France, le comité technique des vaccinations recommande la vaccination :
> des jeunes filles de 14 ans, avant l’exposition au virus ;
> des jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels ou ayant commencé leur vie sexuelle depuis moins d’un an.
Ces deux vaccins sont actuellement commercialisés en France. L’un d’eux protège également contre l’infection à HPV 6 et HPV 11, responsables de lésions génitales verruqueuses (condylomes), bénignes mais inconfortables, siégeant au niveau vulvaire ou vaginal chez la femme, pénien chez l’homme, voire anal dans les deux sexes. Il n’a pas été mis en évidence
d’effets secondaires majeurs. Les réactions locales et générales sont celles rencontrées avec la plupart des
vaccins.
La vaccination comprend trois injections faites sur 6 mois (0, 3 et 6 mois) et assure une protection vis-àvis des virus HPV. Le rappel vaccinal n’est pas nécessaire. Cette vaccination coûteuse est actuellement remboursée à 65 % par l’Assurance Maladie pour les
jeunes filles et jeunes femmes chez lesquelles la vaccination est recommandée. Pour les garçons, les
études ne permettent pas de dire si leur vaccination empêcherait la transmission du virus.
Pour les femmes vaccinées, les risques de cancers du col utérin sont très fortement diminués mais NON TOTALEMENT exclus. C’est pourquoi la vaccination ne dispense pas du frottis de dépistage et du suivi gynécologique. C’est en associant VACCIN et FROTTIS
que la fréquence des cancers du col continuera à diminuer au bénéfice de la population féminine.

Les stades évolutifs
du cancer du col de l’utérus
La survenue d’un cancer du col utérin passe schématiquement par les stades suivants, dont certains peuvent
co-exister :
• col sain ;
• col inflammatoire ;
• anomalies des cellules épithéliales (dysplasies) ;
• cancer infiltrant* du col utérin.
L’évolution se fait généralement lentement, en 20 à 30 ans. La précocité des rapports sexuels anticipe
l’apparition des dysplasies qui peuvent être observées dès l’âge de 25 à 30 ans, voire même plus tôt.
L’état qui précède le cancer infiltrant porte aussi le nom de cancer intraépithélial, ou de cancer in situ, ou encore de « stade 0 ». A ce stade, les cellules cancéreuses sont strictement limitées à leur lieu de
naissance et n’ont pas encore franchi la frontière (membrane basale) qui les sépare des tissus profonds.
Il s’agit donc d’un cancer strictement local. Le passage au stade de cancer invasif peut se faire après plusieurs années. On dispose donc souvent d’un temps assez long pour dépister par le frottis cervico-utérin et pour traiter cet état en prévenant ainsi la phase
invasive, destructrice et susceptible d’essaimer à distance (métastases).
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La localisation
de la tumeur.
La tumeur siège le plus souvent sur la partie du col qui fait saillie dans le vagin Il s’agit de la partie directement accessible
par le toucher vaginal ; visible à l’inspection directe après la mise en place d’un spéculum et accessible
aux prélèvements (frottis et biopsies*). Parfois, la tumeur siège à l’intérieur du col dans le canal qui relie le col à la cavité utérine proprement dite (endocol). Cette localisation à l’intérieur du col, moins
accessible, peut entraîner un retard dans le diagnostic.
Enfin, quelquefois, le cancer peut se développer sur un moignon de col laissé en place après une ablation
partielle de l’utérus pratiquée quelques années auparavant (par exemple une hystérectomie*
sub-totale pour fibrome). Ces patientes doivent donc aussi bénéficier du dépistage, exactement dans les
mêmes conditions que les personnes non opérées.
Les signes
Il faut distinguer deux situations différentes :
1• Le cancer du col découvert en l’absence de signe
d’alerte
C’est celui qui est dépisté par un examen gynécologique systématique. C’est dire l’importance du rôle
du médecin praticien ou du gynécologue, cet examen
pouvant être pratiqué dans le cadre de consultations
gynécologiques ou de médecine générale. Le frottis
cervico-utérin est l’examen le plus important pour
dépister un cancer du col ou les états précurseurs de
ce cancer. Le recueil des cellules au niveau du vagin
et du col de l’utérus se fait grâce à une petite spatule
en bois ou à une brossette. Cet examen, absolument
indolore, est pratiqué après la simple mise en place
d’un spéculum. Après étalement des prélèvements
sur une lame de verre, on peut analyser l‘échantillon
7
(examen cytologique) et connaître la nature des cellules
recueillies par le frottis.
Une classification internationale a été établie, appelée
du nom anglais «cervical intraepithelial neoplasia»
(CIN : CIN I, CIN II, CIN III). Si le frottis signale des anomalies, le diagnostic doit être confirmé par un
examen histologique* fait sur une biopsie. Le repérage précis du siège du prélèvement est aidé par un
examen à la loupe binoculaire, appelé colposcopie.
C’est grâce au frottis cervico-utérin que l’on
découvre de plus en plus de lésions pré-cancéreuses
ou de cancers à un stade intraépithélial, ce qui
entraîne bien entendu une diminution des cancers
découverts à un stade invasif.
Cependant, il existe encore une lacune importante
dans le dépistage des cancers du col utérin. En effet,
6 millions de frottis environ sont réalisés chaque
année : ceci permettrait en théorie d’assurer un
dépistage efficace. Malheureusement, on constate
une répartition inégalitaire de la réalisation de ces
frottis avec parfois une répétition annuelle de l’examen chez des personnes à faible risque, alors que des
populations à risque plus élevé ne sont pas sensibilisées à la nécessité de la surveillance gynécologique.
Il est également regrettable que la pratique du frottis
cervico-utérin soit abandonnée le plus souvent après
l’âge de 50 ans, alors que le risque de cancer du col
augmente après cet âge. Ainsi, on estime que
60 % seulement des femmes qui devraient bénéficier
de frottis cervico-utérins réguliers se soumettent à
cet examen de dépistage. Il est important de sensibiliser les 40 % restants !
8
Âge des femmes pratiquant des frottis
cervico-utérins (source : Fédération des CRISAP)
Âge de pratique du frottis du col utérin
Âge de découverte du cancer invasif
2• Le cancer révélé par des signes cliniques
Ces signes sont relativement discrets au début et se
caractérisent essentiellement par des pertes anormales. Le plus souvent, ce sont de légers saignements
de très faible quantité survenant entre les règles ou
après la ménopause. Ces petits saignements ont une
grande valeur d’alarme. Ils peuvent être provoqués
par de légers traumatismes : rapports sexuels, toilettes.

11
Partie du col à prélever
Le traitement aux stades I et II
(sauf en cas d’atteinte du tissu
cellulaire avoisinant)
Dans ces stades, la tumeur est strictement localisée
et plusieurs protocoles thérapeutiques donneront les
mêmes taux élevés de guérison :
> chirurgie seule : hystérectomie totale avec ablation
des ganglions du pelvis et souvent ablation des
ovaires (selon l’âge de la patiente et les caractéristiques de la tumeur) ;
> radiothérapie associant une application endovaginale de césium* (curiethérapie) et un traitement par irradation externe ;
> traitement mixte associant le césium, la chirurgie et
l’irradiation externe ;
> dans certains cas, une chimiothérapie est réalisée
en même temps que la radiothérapie pour augmenter son efficacité.
Le traitement du cancer du col utérin est un des
chapitres de la cancérologie où la patiente peut
connaître le plus grand désarroi devant la multiplicité
des traitements que l’on peut lui proposer selon
qu’elle consulte telle équipe médicale ou telle autre.
Il y a toutefois, dans cette apparente complexité, un
fait rassurant : chacun des traitements proposés,
quand il est appliqué de façon rigoureuse, permet
d’envisager la guérison de 85 % des tumeurs au
stade I et de 70 % des tumeurs au stade II.
Dans quelques cas très précis, pour de petites
tumeurs invasives très localisées, ayant des caractéristiques histologiques bien définies, chez des
femmes jeunes désireuses de maternités, une chirurgie
plus large que la conisation, mais laissant en place la
partie supérieure de l’utérus (trachélectomie) peut
être envisagée. Il faut bien sûr au préalable informer
la patiente, de façon complète et précise, des risques
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évolutifs et des complications opératoires possibles
ainsi que des résultats de ce type d’opération sur la
fertilité. La patiente doit aussi être informée de la
possibilité pour le chirurgien de devoir compléter
cette opération par une ablation de tout l’utérus ou
par une radiothérapie, si les lésions sont plus évoluées
que le prévoyaient les examens pré-opératoires.
Le traitement des stades II
(avec atteinte des paramètres), III et IV
Il fait appel, le plus souvent, à la radiothérapie et à
la chimiothérapie.
CONCLUSION
La lutte contre le cancer du col utérin est exemplaire. On note en effet des progrès dans le
dépistage et le traitement. Il est toutefois
important d’assurer une bonne information
des femmes, notamment sur le dépistage par
frottis cervico-utérin car cet examen n’est pas
encore suffisamment généralisé, surtout dans
les populations rurales ou chez les personnes
vivant de manière précaire.
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Le cancer
du corps utérin
On l’appelle aussi cancer de l’endomètre, car il se développe à partir de la muqueuse qui tapisse intérieurement la cavité utérine. Bien qu’il soit de localisation
très voisine, il est tout à fait différent du cancer du
col de l’utérus par ses facteurs de risque, son diagnostic et son traitement.
La fréquence du cancer de l’endomètre est en légère
augmentation (5.774 nouveaux cas par an en 2005).
Il est devenu plus fréquent que le cancer du col de
l’utérus ou le cancer des ovaires.
Les facteurs de risque
Ce cancer ne se manifeste habituellement qu’après
la ménopause, et comme la plupart des cancers, sa
fréquence augmente avec l’âge.
Le rôle favorisant de la prise d’estrogènes* a été
démontré. Cependant, si celle-ci est associée à la
prise de progestérone* (ce qui est maintenant la
règle), la majoration du risque de cancer de l’utérus
n’est plus observée.
Ce cancer peut aussi être favorisé par un traitement
« anti-hormone » prescrit après un cancer du sein
(tamoxifène). Mais il faut une très longue durée de
ce traitement pour favoriser un cancer de l’endomètre et les bénéfices obtenus dans la guérison des
cancers du sein sont, sans conteste, supérieurs à ce
risque.
Enfin, ce cancer est observé plus fréquemment en cas
de surcharge pondérale et de régime hypercalorique.
C’est ainsi qu’il s’associe fréquemment à d’autres
troubles métaboliques liés à la suralimentation :
obésité, hypertension, diabète.
14
Les signes
Le signe d’alerte essentiel est un saignement
se manifestant le plus souvent en période postménopausique ou en dehors de la période des règles
lorsque la patiente n’est pas encore ménopausée (ce
sont les «métrorragies»). Cependant, il est parfois
sous-estimé par la patiente, soit parce que la perte
sanglante est minime, soit par négligence. Tout
saignement survenant après la ménopause doit
conduire à consulter son médecin et à pratiquer un
certain nombre d’examens à la recherche d’une
lésion sans s’attarder à des diagnostics de facilité
comme celui de «retour d’âge». Quelquefois, il ne
s’agit pas de perte de sang mais de pertes troubles
ou franchement purulentes provenant de la surinfection de la tumeur. Ces signes inquiètent plus
rapidement les patientes (particulièrement si elles
sont ménopausées), ce qui permet un diagnostic
précoce.
Les moyens
de diagnostic
Le diagnostic repose sur un prélèvement histologique (biopsie ou frottis endométrial) qui peut être
fait lors d’une consultation (pipette aspirant des
éléments contenus dans la cavité utérine). Il peut
aussi être fait lors d’une hystéroscopie*. Cet examen
fait sans anesthésie générale utilise un « câble » optique
pour voir à l’intérieur de l’utérus et faire des biopsies
au niveau de zones anormales. Parfois, ces prélèvements sont impossibles car l’orifice du col de l’utérus
est fermé. Il faut alors endormir la patiente pour
réaliser un curetage après dilatation du col.
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L’échographie utérine permet d’apprécier le volume
de l’utérus, l’épaisseur de ses parois et l’aspect de
l’endomètre. L’IRM peut dans certains cas orienter le
diagnostic et mieux apprécier l’extension de la
tumeur.
Le traitement
Le traitement le plus courant est l’ablation de l’utérus
et des ovaires (hystérectomie totale non conservatrice)
et des ganglions pelviens. Souvent, cette intervention
est faite par les voies naturelles (sans ouvrir le ventre).
Une curiethérapie vaginale est fréquemment proposée
pour éviter les récidives possibles sur la partie haute
du vagin qui peuvent se produire après l’hystérectomie. Dans certains cas, une radiothérapie externe est
nécessaire après cette opération (en fonction de l’importance de la tumeur, de ses caractéristiques histologiques et de l’atteinte des ganglions). En cas de
contre-indication opératoire (grand âge de la patiente,
forte hypertension, obésité) ou de tumeurs non opérables, de bons résultats sont obtenus avec la radiothérapie seule. Dans l’ensemble, on peut espérer guérir
70 à 80 % des tumeurs du corps utérin.
16
Le cancer
de l’ovaire
Les ovaires sont deux glandes situées de part et
d’autre de l’utérus (voir schéma page 1). Durant
toute la période de la vie génitale «active», l’ovaire
sécrète les hormones sexuelles et chaque mois,
expulse dans la trompe un ovule qui, s’il est fécondé,
deviendra un embryon.
C’est un cancer qui se développe à bas bruit et, de ce
fait, est encore trop souvent diagnostiqué à un stade
évolué. C’est un cancer gynécologique qui ne permet
pas de dépistage systématique. Mais des progrès thérapeutiques récents, notamment dans le cadre de la
chimiothérapie, ont nettement amélioré le pronostic
de ces cancers.
Les facteurs
de risque
Les facteurs impliqués dans l’origine de ces cancers
sont, comme pour les cancers du sein, mal définis. On
observe une augmentation du risque chez les
femmes nullipares (infertilité). A l’opposé, une
réduction nette du risque de 40 % a été suggérée
chez les utilisatrices de contraceptifs oraux.
Enfin, une susceptibilité familiale est retrouvée, en
association avec d’autres cancers (sein, côlon) ; mais
comme pour ces autres localisations, ces cas familiaux ne représentent qu’une très faible proportion
(moins de 5 %) des cancers de l’ovaire.
17
Localisations
des tumeurs
L’ovaire peut être le siège :
> soit de tumeurs bénignes, le plus souvent kystiques,
c’est-à-dire à contenu liquidien ;
> soit de tumeurs malignes ;
> soit enfin de tumeurs qui sont à la limite de la
malignité : on parle alors de tumeurs frontières ou
«border-line», ce qui signifie qu’elles sont intermédiaires entre une tumeur bénigne et une
tumeur maligne.
Schématiquement, un ovaire est constitué par divers
types de tissus :
> une coque de revêtement ;
> un stock d’ovules ;
> un tissu conjonctif «d’emballage» ;
> et parfois des résidus embryonnaires.
Chacun de ces tissus peut être à l’origine de diverses
variétés de tumeur, mais la grande majorité des cancers
ovariens se développe à partir du revêtement : on les
appelle adénocarcinomes (= cancer glandulaire) ou
encore épithéliomas papillaires, en raison de leur
tendance à former des franges, fragiles, friables, qui
peuvent se séparer de la tumeur et se greffer dans la
cavité péritonéale*. C’est cette propriété qui explique
la fréquence de dissémination de foyers tumoraux
sur le péritoine* ou dans le petit bassin*.
Les signes d’alerte
Ils sont souvent discrets, trompeurs, d’une grande
banalité, peu inquiétants et n’attirent donc pas
l’attention. C’est pourquoi, bien souvent, le diagnostic
ne se fait que tardivement.
Il peut s’agir de douleurs pelviennes, sourdes ou
aiguës, réveillées par un mouvement brusque, ou
encore de troubles des règles, ou de saignement
18
chez une femme déjà ménopausée. Chacun de ces
troubles justifie toujours une consultation médicale.
Mais parfois l’attention n’est attirée qu’au stade
d’une tumeur déjà évoluée, par une augmentation
de volume de l’abdomen, qui peut être due soit à la
tumeur elle-même, soit à la présence de liquide dans
le ventre, provoquée par une réaction du péritoine à
la tumeur : c’est ce que l’on appelle de l’ascite.
Parfois, le signe révélateur sera une pleurésie, c’està-dire un épanchement dans la plèvre (membrane
entourant les poumons).
Dans d’autres cas, une tumeur, jusque là muette, sera
découverte lors d’une intervention chirurgicale pratiquée en urgence à l’occasion d’une complication
aiguë comme une torsion de l’ovaire ou une hémorragie intrapéritonéale.
Enfin, il existe des formes plus rares de tumeurs développées à partir de l’ovule ou des résidus du bourgeon génital. Elles se manifestent par des troubles hormonaux variés : réapparition des règles chez une femme ménopausée ou syndrome de masculinisation chez une femme non ménopausée.
Parfois même, chez une petite fille, un cancer de l’ovaire peut se développer sur des résidus embryonnaires, provoquant alors une puberté précoce.
Le diagnostic
Il est réalisé grâce à :
> l’examen gynécologique (toucher vaginal, toucher
rectal) : il est indispensable et peut permettre de déceler un gros ovaire. Mais il ne sera pas toujours suffisant pour déceler une tumeur de petite taille,
ou dans les cas où l’ovaire et la tumeur sont déplacés en situation haute dans l’abdomen.
> l’échographie pelvienne : elle peut montrer un gros ovaire, manifestement tumoral, ou encore un kyste (formation liquidienne) qui attire l’attention
car ses parois sont irrégulières, avec présence de végétations saillant à l’intérieur de la cavité
kystique.
19

> l’imagerie abdominale (scanner, IRM) : elle est essentielle.
> la cœlioscopie* : c’est un examen de diagnostic précieux dans les cas difficiles. Il s’agit d’une intervention
pratiquée sous anesthésie générale, permettant
une exploration visuelle directe de la totalité de la
zone pelvienne et abdominale, grâce à l’introduction d’un tube porteur d’une optique lumineuse.
> le dosage dans le sang d’un marqueur* tumoral : le
CA 125 peut être un argument évocateur supplémentaire, s’il est augmenté.
Le diagnostic ne sera confirmé que par l’examen
histologique* de la tumeur. Les prélèvements nécessaires seront réalisés soit par cœlioscopie, soit par
laparotomie, c’est-à-dire ouverture chirurgicale de la
paroi abdominale, ce qui est la règle si le kyste apparaît suspect.
Les traitements
Ils font appel essentiellement à la combinaison de la
chirurgie et de la chimiothérapie. Les indications de
la radiothérapie sont très rares.
> La chirurgie est essentielle et doit être très large.
Le chirurgien fait un bilan précis de toute la cavité
abdomino-pelvienne, et retire l’utérus et les ovaires,
la partie du péritoine qui recouvre les viscères
abdominaux (appelé épiploon), les ganglions lymphatiques qui s’échelonnent le long de l’aorte
et, bien sûr, toutes les autres éventuelles lésions
tumorales. L’idéal est de pouvoir enlever toutes les
lésions visibles à l’œil nu. S’il existe un envahissement digestif, il est parfois nécessaire d’enlever
la partie envahie par la tumeur. Du fait de l’existence possible de foyers microscopiques, une
chimiothérapie post-opératoire est généralement
prescrite.
20
Mais parfois, il est impossible de retirer la totalité
de la masse tumorale : le maximum de tumeur sera
alors enlevé en fonction des possibilités techniques,
réalisant une «réduction tumorale», les foyers restants étant ensuite soumis à une chimiothérapie.
Après 3 ou 6 cures de chimiothérapie, si le scanner
montre une régression des lésions, on peut proposer
une nouvelle opération afin d’enlever les lésions
résiduelles.
> La chimiothérapie a largement progressé ces dernières années, grâce à l’arrivée de nouveaux médicaments très actifs et à de nouvelles modalités
d’administration de ces produits. Outre la chimiothérapie par voie générale, la plus importante,
la chimiothérapie par voie intrapéritonéale*
permet, dans certains cas, d’agir plus directement
sur les foyers tumoraux intrapelviens.
Les médicaments qui ont fait leurs preuves dans le
cancer de l’ovaire sont multiples. Aujourd’hui, le
traitement initial de référence est l’association
d’un sel de platine (notamment le carboplatine),
avec une classe médicamenteuse appelée taxane
(docétaxel, paclitaxel). Ce traitement initial, réalisé
après la chirurgie, est indiqué dans la majorité des
cas. Seuls quelques cancers très localisés ou les
tumeurs «border-line» ne nécessitent pas de
chimiothérapie après la chirurgie.
En cas de récidive, les modalités varient suivant les
traitements antérieurs (choix des médicaments,
doses, durées, etc.).
LE TRAITEMENT DES TUMEURS
“BORDER-LINE”
Ces tumeurs surviennent souvent chez des
femmes plus jeunes. Elles ont un excellent
pronostic. Leur traitement se limite à un geste
chirurgical qui sera généralement moins étendu
que dans les autres formes, et permettra en
particulier à une jeune femme qui le souhaite,
d’envisager une grossesse ultérieure.
21
La surveillance
après traitement
Elle doit être régulière et prolongée. Elle s’appuiera
sur l’examen clinique, complété par divers examens
(échographie, scanners abdomino-pelviens, dosages
des marqueurs biologiques).
La prévention
et la détection précoce
A l’heure actuelle, on peut recommander à toute
femme d’effectuer un suivi gynécologique régulier.
Les femmes qui ont, dans leur famille proche, des
antécédents de cancer de l’ovaire, doivent être particulièrement vigilantes.
Sur le plan statistique, on a pu montrer que la
contraception orale (par estro-progestatifs) réduit le
risque de cancer de l’ovaire.
CONCLUSION
Le cancer de l’ovaire réalise une parfaite illustration d’un domaine où la collaboration entre
le chirurgien, le chimiothérapeute, l’anatomopathologiste* et le radiologue, est indispensable et nécessite une étroite coordination
avant et au cours du traitement, ainsi que
l’exige la cancérologie moderne.
22
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Glossaire
Anatomopathologiste
médecin qui étudie au microscope les modifications de structure des organes, des tissus ou des
cellules, provoquées par une maladie. C’est sur
lui que reposent les éléments du diagnostic et la
classification des tumeurs selon leur gravité.
Biopsie
prélèvement d’un fragment de tissu pour réaliser
un examen histologique par un médecin anatomopathologiste.
Cancer in situ
cancer strictement limité au tissu dans lequel il
débute, sans envahir les tissus profonds.
Cancer infiltrant
cancer ayant envahi les tissus avoisinants.
Cavité péritonéale
espace situé dans l’abdomen à l’intérieur de la
membrane nommée péritoine.
Césium
corps radioactif à faible pénétration et donc idéal
pour un traitement local, superficiel.
Condylome
excroissance bénigne due à un virus.
Dysplasies
anomalies cellulaires constituant l’étape préalable
à la transformation cancéreuse. Suivant leur
importance, on les classe en légères, moyennes ou
sévères.
Estrogènes
hormones sécrétées par les ovaires.
Examen histologique
étude au microscope d’un fragment de tissu
prélevé par biopsie ou ablation chirurgicale.
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Hystérectomie
ablation de l’utérus pouvant être partielle ou totale.
Hystéroscopie
examen endoscopique de la cavité utérine.
I.R.M. (imagerie par résonance magnétique)
technique d’imagerie médicale analysant les réactions cellulaires provoquées par un champ
magnétique.
Marqueur biologique tumoral
substance présente normalement dans le sang,
mais dont l’élévation accompagne fréquemment
l’évolution d’une tumeur. La majorité des marqueurs sont spécifiques d’une tumeur donnée :
exemple CA 125 pour les cancers de l’ovaire.
Oncogène (pouvoir oncogène)
pouvoir que peut avoir un virus d’induire un cancer.
Péritoine
membrane séreuse qui revêt la plus grande partie
de la cavité abdominale et les organes qui y sont
logés.
Petit bassin
partie inférieure de l’abdomen qui contient la
vessie et l’appareil génital.
Progestérone
hormone secrétée par les ovaires.

Le cancer

Le cancer se caractérise par un développement anarchique et ininterrompu de cellules «anormales» dans
l’organisme qui aboutit à la formation d’une tumeur ou
«grosseur». Cette population de cellules agresse et
détruit l’organe dans lequel elle est implantée et peut
migrer dans d’autres parties du corps (on parle alors
de métastases). Si la prolifération n’est pas stoppée,
le cancer se généralise plus ou moins rapidement.
Quelques chiffres
• En France, le cancer est depuis 2004 la première cause
de mortalité générale et prématurée (avant 65 ans)
avant les maladies cardio-vasculaires, et 146.000 décès
lui sont imputables chaque année.
• Environ 320.000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année.
• Actuellement, un cancer sur deux en moyenne
(toutes localisations confondues) peut être guéri.
Le cancer n’est pas contagieux. Le cancer n’est pas
héréditaire, sauf dans de très rares cas, mais il existe
des terrains (prédispositions familiales) qui fragilisent
le sujet vis-à-vis des facteurs toxiques, notamment
ceux liés au mode de vie, qui peuvent le favoriser.
Environ 70 % des cancers (plus de 85 % des cancers
du poumon) sont attribuables à des modes de vie et
aux comportements. La prévention et le dépistage
sont donc essentiels.
Le rôle du médecin
Le médecin généraliste a un rôle fondamental dans les
stratégies de prévention et de dépistage. N’hésitez pas
à le consulter. Il est là pour vous informer sur les facteurs
de risque, les moyens de prévention et de dépistage. En
général, plus un cancer sera décelé tôt, plus vite il sera
soigné et aura des chances de guérir.
Prévention et dépistage
La prévention des cancers tend à diminuer ou supprimer l’exposition à des «facteurs de risque».
Les actions de prévention ont souvent un caractère
éducatif et collectif comme par exemple la lutte
contre le tabagisme et l’alcoolisme ; la promotion
d’une alimentation saine, d’un exercice physique
régulier ; la réduction de l’exposition solaire ou aux
cancérogènes lors des activités professionnelles…
Le dépistage consiste à détecter des lésions précancéreuses ou cancéreuses à un stade très précoce,
avant même que le patient n’en ressente les premiers
symptômes. Par exemple, le cancer du sein peut être
dépisté au moyen d’examens tels que la mammographie ; le cancer du col de l’utérus par le frottis cervical ;
le cancer colorectal par la recherche de sang dans les
selles. Plus le diagnostic est précoce, moins les traitements sont lourds et plus les chances de guérison
sont grandes.

Sonfack Dongmo Maxence

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